║ Le Porteur de Mort 1 ║ d’Angel Arekin

Le Porteur de Mort 1

    Aujourd’hui, chers lecteurs, je vous propose de parler du premier tome d’une saga fantasy à paraître bientôt chez le nouveau partenaire du blog : les éditions Plume Blanche. Ce livre, c’est Le Porteur de Mort, tome 1 : L’Apprenti écrit par Angel Arekin qui nous plonge dans un univers nouveau, étrange, plein de pouvoirs et de mystères que ce premier opus nous permet d’entrevoir mais dont nous attendons la suite pour pouvoir l’appréhender pleinement. En effet, aussi prenant que puisse être ce premier tome – je peux vous dire que j’avais un mal fou à ne pas le lâcher, mon entourage peut être témoin que je grappillais chaque minute de libre pour le continuer ne serait-ce qu’un tout petit peu ! -, on sent bien à la lecture que c’est ce qu’il est : un premier tome, qui pose l’univers, introduit les différents pouvoirs qui l’équilibrent et dépeint les personnages qui vont nous intéresser dans les moindres détails mais qui ne peut que nous laisser présager de la suite car ce que nous lisons là est une genèse pour des évènements marquants qui commencent tout juste à s’esquisser à la fin du roman. Autant vous dire que j’espère une suite au plus vite.

      Le roman tourne principalement autour de deux protagonistes, Seïs et Naïs, qui nous racontent alternativement leur histoire à la première personne du singulier. Se détache également un troisième narrateur, plus mystérieux, auquel ne sont consacrées que quelques pages, toute de noir vêtues, capital dans l’histoire mais si finement abordé qu’il est difficile de vous en dire plus à son sujet sans vous gâcher la lecture. Concentrons-nous donc sur nos deux héros. Seïs et Naïs sont cousin-cousine mais ils sont élevés comme frère et sœur par les parents de Seïs, ceux de Naïs étant morts à son plus jeune âge. Cependant, leur relation est bien plus ambiguë que cela : irrémédiablement attirés l’un vers l’autre, ils luttent farouchement contre cette attraction qui les lie mais rien ne semble pouvoir éteindre cette passion dévorante née entre eux. Pourtant, le temps et la distance vient s’installer entre lorsque Seïs reçoit une nouvelle incroyable : il est choisi pour devenir un apprenti Tenshin, des guerriers immortels pour plus puissants que les Rois eux-mêmes. Seïs, jusque là considéré comme un bon-à-rien, alcoolique et amateur de bordels, cherchant à enfouir sa haine de lui-même le plus profond possible, a-t-il réellement l’étoffe de devenir l’un de ces guerriers légendaires voués à la défense de la royauté ? Son apprentissage est rude pendant que la vie continue dans la ferme familiale, pas toujours aussi paisiblement que l’on pourrait l’espérer.

Ligne horizontale      Famille & noviciat.

   Si les deux protagonistes de ce roman sont les mieux développés psychologiquement puisque nous avons un accès direct à leurs pensées, les personnages secondaires ne sont pas négligés pour autant. En effet, la famille de Seïs et Naïs est très importante dans l’histoire et chacun a un caractère bien défini. Les parents et les trois frères de Seïs ont ainsi chacun leur individualité et nos deux héros ont chacun une relation différente avec ces personnages. C’est, pour moi, l’un des grands points forts de ce livre : les relations sonnent extrêmement vraies et influent beaucoup sur la vraisemblance de l’histoire. Loin d’être un héro sans peur et sans reproches, Seïs ressemble – au début, du moins – au fouteur de troubles lambda, toujours en conflit avec ses parents, ne supportant l’égide d’un grand frère trop autoritaire, se laissant tout juste approcher par son jeune frère et sa cousine qui montrent une patience infinie à son égard. Plus habitué à combiner, à passer ses soirées dehors à boire et à fumer qu’à travailler, sa famille désespère de lui voir construire un avenir honorable. Ainsi, dans le cadre même d’un univers résolument fantasy, on retrouve des scènes familiales pouvant faire écho au quotidien de n’importe quelle famille, ancrant le roman dans une réalité certes alternative mais bien plausible au niveau humain.

     De même, le noviciat de Séïs est bien sûr au cœur du roman puisque ce premier tome s’intitule tout de même « L’Apprenti ». L’apprentissage de Seïs occupe une grande partie de l’intrigue et est entouré de toute une ritualisation qui lui confère un côté très mystique. En effet, tout est entouré de secret, les questions posées par l’apprenti sont souvent laissées en suspens et l’enseignement prodigué à Seïs répond visiblement à une mécanique bien rodée par laquelle sont passés tant d’autres Tenshins avant lui. Leurs techniques et leurs secrets sont ancestraux, ils ne peuvent ainsi être livrés, ils doivent être découverts par qui les méritent. Certaines choses demeurent cependant sans explication, la première interrogation soulevée par Seïs, notamment, ne connaît pas de véritable réponse : sur quels critères les Tenshins se sont-ils basés pour le choisir, lui qu’ils n’ont jamais vu, comme apprenti ? La réponse obtenue est plus qu’évasive mais ouvre peut-être à plus de détails dans les tomes suivants. Également, ce noviciat est extrêmement rude : brimé, puni et même battu, il est fait de défis et recherche constamment l’excellence. On sent ici une éducation guerrière, faite pour endurcir le candidat, mais aussi une éducation réservée à une élite, faite pour éliminer ceux inaptes à l’achever. En somme, tout cet apprentissage a pour but de nous démontrer à quel point être un Tenshin, c’est être un personnage d’exception : la grandeur de cette classe est renforcée par la difficulté de son apprentissage.

Ligne horizontale      Faiblesses & pouvoir.

      Une grande partie de l’apprentissage de Seïs consiste à surmonter ses faiblesses, dont la plus grande : son attraction irrépressible pour sa cousine Naïs. Insolent, insoumis, clamant son désir de liberté et son allergie à l’autorité, Seïs n’est pas vraiment l’apprenti idéal mais ce qui ressemble au premier abord à de l’arrogance – voire parfois à de la véritable méchanceté – n’est en fait qu’une carapace cherchant à dissimuler de nombreuses faiblesses. Ainsi, le personnage, qui pouvait très vite nous devenir insupportable vu par les yeux d’autrui, devient très attachant dès lors que nous avons accès à ses sentiments intérieurs qu’il ente à tout prix de cacher et qu’il va devoir affronter lors de son apprentissage. Ses faiblesses le rendent humains et, par la même occasion, rendent humain ces Tenshins immortels qui ont l’air si parfaits mais qui sont forcément passés par le même apprentissage et qui ont donc eux-mêmes dû surmonter leurs faiblesses. Plus habitué à fuir et dissimuler, toute la difficulté demeurera donc là pour Seïs : apprendre à affronter et à dépasser ses faiblesses pour, peut-être, les abroger.

     Évidemment, les Tenshins sont des êtres extrêmement puissants. Ils détiennent de nombreux pouvoirs, qu’ils soient magiques ou politiques. L’apprentissage a donc pour vocation de faire naître les pouvoirs sommeillant en chacun des apprentis afin de mettre leur puissance au service du royaume. Mais il nous est insidieusement rappelé que les Tenshins ne sont pas les seuls à posséder des pouvoirs. En effet, il y a d’un côté toutes les trames politiques tissées par de nombreuses personnes influentes qui, si elles n’égalent en rien les Tenshins, cherchent tout de même à s’arroger toujours d’avantage de pouvoirs ; et d’un autre côté, il y a les autres forces magiques qui régissent cet univers. Les dieux, d’une part, sont présents et souvent mentionnés, entre mythe et réalité, sans qu’on sache bien à quoi s’en tenir. Des créatures magiques de différentes natures, d’autres parts, sont également représentées et affichent des pouvoirs puissants pouvant rivaliser avec ceux des Tenshins. Le grand ennemi du royaume, enfin, est lui-même un ancien Tenshin ayant renié ses engagements. On peut ainsi définir un univers complexe, qui reste pour l’instant encore très manichéen, mais qui peut promettre de nombreux retournements de situation face à cet équilibre des forces pouvant très vite devenir précaire.

   Je vous ai donc tout dit sur ma première lecture à paraître aux éditions Plume Blanche – espérons qu’elles soient toutes aussi bonnes ! Je vous dis donc à très bientôt mais, vous le savez bien, « ceci est une autre histoire, qui sera contée une autre fois » et, comme toujours, la parole est à vous dans les commentaires.

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