8 idées… De personnages stéréotypés

    Alors que je suis en pleine lecture des Fiancés de l’hiver de Christelle Dabos, je n’ai pas pu m’empêcher de me faire une réflexion : le couple Ophélie/Thorn ressemble quand même beaucoup au couple Jane Eyre/M. Rochester du roman de Charlotte Brontë – je n’en dis pas plus pour ceux qui n’auraient pas lu l’un ou l’autre mais, pour ceux qui connaissent, je pense que le parallèle est assez évident à faire. Je me suis alors demandée si ces personnages étaient un clin d’œil de l’auteure à Jane Eyre – ce que laisserait supposer aussi la ressemblance de nom entre Thorn et Thorfield Hall, la demeure de M. Rochester – ou s’ils répondaient simplement à une catégorie de personnages types. C’est ainsi que m’est venue l’envie de vous proposer aujourd’hui un « 8 idées » consacré aux personnages répondant à des stéréotypes les plus récurrents en littérature.

     1 ‖ Le garçon solitaire.

     C’est, généralement, celui dont toutes les lectrices sont 1destinées à tomber amoureuses. Certes, au départ, il peut être un peu revêche tels Thorn ou M. Rochester, mais on découvre vite qu’ils ont un grand cœur et ne repoussent les gens que pour se protéger des blessures de leur enfance. Alors, inévitablement, une gentille fille d’une douceur et d’une patience supérieure à la moyenne va réussir à les apprivoiser pour nous montrer toutes les belles qualités qui sommeillent en eux. Ces demoiselles adorent dompter leur côté rebelle, que voulez-vous ?


     2 ‖ La maligne.

     On a différents types de malignes : on a la miss je-sais-tout qui ne peut s’empêcher d’étaler son sa2voir quitte à en paraître parfois antipathique – n’est-ce pas Miss Granger ? – mais on a aussi celle qui démontrera une ruse particulière en des temps troublés, telle la Renarde de Hunger Games ou celle qui se servira de cette intelligence pour s’extraire du lot comme la petite Matilda dans le roman éponyme ou bien celle qui, ne pouvant compter sur ses forces physiques, se repose entièrement sur ses facilités intellectuelles telle Jane Eyre. Bref, la maligne peut adopter différents profils mais démontrera toujours une intelligence plus fine que celle de ses camarades d’histoire et saura toujours comment la mettre à profit pour en tirer le meilleur parti.


     3 ‖ Le pas-si-méchant.

     Parce que tous les méchants ne peuvent pas juste avoir ça dans leurs gênes 3.jpgcomme le suggère souvent Disney, il faut bien que ces pauvres antagonistes aient des raisons. Hors, quelquefois, lorsqu’on remonte assez loin dans ces raisons, on parvient à lui faire comprendre qu’elles ne sont pas si bonnes que ça et hop ! Voilà un petit méchant qui change de camp. Pour moi, l’exemple le plus flagrant n’est pas en littérature mais dans la série Avatar, le dernier maître de l’air avec mon cher Zukko mais il en existe plein en littérature aussi. Pour ne citer qu’eux, je prendrais le fameux exemple de Rogue qui a suscité tant de doutes dans la saga Harry Potter ou encore l’exigeante Emily du Diable s’habille en Prada ; ils ont beau être durs et cassants envers notre cher héros, ils ne sont pourtant pas les monstres que l’on croit.


4.png     4 ‖ Le séducteur.

     Que ce soit Archibald dans Les Fiancés de l’hiver, Cédric Diggory dans Harry Potter ou Augustus Waters dans Nos Étoiles contraires, les séducteurs ont tous un point commun : leur charme irrésistible. Alors, certes, on peut plus ou moins succomber à leur charme et ils peuvent être plus ou moins honnêtes une fois la demoiselle séduite mais le fait demeure, ils sont beaux, ils sont sûrs d’eux et ils ont la réputation de plaire aux femmes. Qu’en dire de plus ?


     5 ‖ La superficielle.

     Parce que la maligne ne paraîtrait pas si maligne sans quelques jolies idiotes autour d’elle, il faut bien que la fille superficielle vienne prendre le rôle de faire-valoir.5 Tantôt gentille désuète comme la sœur d’Ophélie dans Les Fiancés de l’hiver – je sais que je me répète un peu avec cet exemple mais c’est le plus frais que j’aie en tête, mea culpa ! – ou même Susan dans Les Chroniques de Narnia lorsqu’elle vieillit – même si le personnage connaît un schéma un peu plus complexe -, tantôt véritable garce comme la petite Clochette dans Peter Pan qui cherche à faire tuer Wendy, la superficielle est généralement frivole et peu attachante, ce qui fait qu’elle n’excède pas le rôle de seconde zone.


     6 ‖ Le prédestiné.

     Le prédestiné, l’élu ou quel que soit le nom que vous vouliez lui donner, il s’agira 6.pngtoujours d’un personnage central du roman : celui qui vaincra le grand méchant car cela a été prédit il y a fort fort longtemps – genre au moins 10 ans, quoi ! – et personne ne peut échapper à son destin. C’est bien sûr le cas d’Harry Potter en personne, l’élu voué à tuer Voldemort mais aussi celui d’Illian, le petit garçon des Mondes d’Ewilan ou encore du roi Arthur qui est désigné par les dieux pour unifier la Bretagne grâce à Excalibur, l’épée plantée dans le rocher. Bref, qu’il y soit préparé ou non, l’élu a un destin qui l’attend alors il a intérêt à avoir bien petit-déjeuné ce matin car l’aventure l’attend !


     7 ‖ La rebelle.

      Comment vous décrire la rebelle ? Peut-être en usant l’exemple de Disney qui,7.jpg tout en finesse, à nommé Rebelle le dessin animé mettant en scène Mérida, la princesse qui refuse de se plier à l’étiquette trop guindée que lui impose son rang. La rebelle est toujours ainsi : enfermée dans un système qui ne lui convient pas, elle est prête à tout pour s’en extraire, voire pour le faire imploser. C’est exactement ce que font Katniss qui se bat contre le système dans Hunger Games – bien qu’elle ait été un tout petit peu aidée – ou Alice qui s’échappe de sa petite société guindée en rejoignant le pays des merveilles.


     8 ‖ Le comique.

     Celui-là, c’est souvent le bon copain du héros. L’amuseur, le clown de service, le petit 8rigolo… Tout ça pour désigner un personnage éminemment sympathique, que tout le monde aime et qui créé de bons ressorts comiques pour dédramatiser une histoire qui pourrait paraître un peu lourde moralement sans lui. Agissant souvent en duo, tels les jumeaux Weasley dans Harry Potter, les jumeaux – encore – Sanza dans Les Salauds Gentilshommes ou Merry et Pippin dans Le Seigneur des Anneaux – et ceux-là ne sont pas jumeaux ! -, ils amusent la galerie mais n’en sont pas moins dénués d’utilité pour l’intrigue et sont, surtout, extrêmement attachants grâce à leur grand sens de l’humour.

     Voilà ceux qui sont, pour moi, les stéréotypes qui reviennent le plus souvent en matière de personnages dans les romans actuels. Je ne sais pas si vous les retrouvez également dans vos lecture ou si vous en voyez d’autres mais je serais bien heureuse d’avoir vos idées là-dessus ! En vous souhaitant un très bon mois – et un retour proche du printemps, croisons les doigts -, je vous dis à bientôt pour un prochain article.

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16 commentaires sur “8 idées… De personnages stéréotypés

  1. Le concept de l’article est vraiment sympa, j’ai remarqué que beaucoup d’auteures aiment mettre des personnages dans des cases très basiques comme tu viens de le dire. Les descriptions physiques ainsi que les caractères qu’on leurs attribuent sont souvent en accord avec le rôle que l’on veut leurs donner, les « gentils » souvent omg tellement beaux, spirituels et particulier (à part si c’est le gentil papa ou le bon copain) et les « méchants » vulgaires, prétentieux, moches ou vaniteux. Le méchant, c’est rarement le plus beau mec de la classe que tout le monde aime secrètement bizarrement, ou sinon c’est qu’il est perfide et cache sa vraie nature, bien évidemment. Il ne peut pas être détesté uniquement du narrateur, il faut que tout le monde reconnaissent que c’est un vilain pas beau.
    Comme toi j’ai remarqué ses « cases », quand j’écrivais un article (que je n’ai toujours pas fini d’ailleurs) et du coup, je me sens moins seule haha!

    Aimé par 1 personne

    • Je te remercie !
      C’est vrai que les personnages sont souvent ainsi catégorisés pour être immédiatement identifiable au lecteur : d’un côté, ça permet une plongée directe dans l’histoire; d’un autre ça manque parfois un peu de réalisme de voir tout le temps les mêmes archétypes :p
      Et le plus amusant est que même à l’intérieur des « cases », il y a d’autres cases puisqu’on trouve encore plusieurs stéréotypes de méchants… Au final, beaucoup se ressemblent x)
      Je serai curieuse de voir ton article quand tu auras le temps de le finir, en tout cas ! ^^

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  2. Coucou 😊 J’aime beaucoup les numéros 2, 3 et 8 de ton article, bref cet article est une bonne idée 💡 et il parle 😉
    Mh ce doit être « à cause » du numéro 6 mais il me fait penser au personnage du vieux sage.
    Il y a bien évidemment Dumbledore si l’on cite la saga Harry Potter mais aussi Gandalf dans le Seigneur des Anneaux.
    Et j’espère ne pas me tromper en disant qu’ils revêtent aussi le rôle de mentor. Ça rappelle d’ailleurs le personnage du même nom, dans Le Voyage de Télémaque, en réalité la déesse Athena/ Minerve mais je ne t’apprends rien 😜
    Si je cite Zedd de L’Épée de vérité (Terry Goodkind) ce peut être plus représentatif..
    Mais peut-être entre-t-on alors dans une catégorie vieux-sage-qui-est-aussi-mentor-et-arbore-une-chevelure-d’un-blanc-neigeux 😁
    Une bien bonne journée !
    Et merci pour ces articles qui font travailler nos petites cellules grise de bon matin~

    Aimé par 1 personne

    • Ahah, c’est vrai que le mentor/vieux sage est une catégorie assez récurrente, surtout en fantasy ! Je n’y avais pas pensé mais c’est une très bonne idée : même si Zedd ne peut pas vraiment rivaliser avec la barbe de Gandalf ou de Dumbledore, ils ont effectivement des rôles très similaires (et tout trois un petit grain de folie, ce qui ne gâche rien :p).

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  3. Chouette article!
    Je suis d’accord avec Liorne, j’ajouterai la catégorie vieux sage. La personne qui en sait toujours plus que tous les autres et que l’on aime consulter.
    Pour revenir au début de ton article, je n’avais pas fait le lien avec Jane Eyre. En y repensant il est vrai que je peux voir la similarité. Je n’en sais rien mais je ne pense pas que cela a été voulu. Je pense les similitudes viennent plutôt utiliser des « catégories » citées dans ton article. Bonne journée et merci pour cet article!

    Aimé par 1 personne

    • Oui, le vieux sage est une catégorie assez récurrente, c’est vrai ! ^^
      Pour ce qui est du couple Ophélie/Thorn, maintenant que je suis un peu plus avancée dans la lecture, je vois les divergences par rapport au modèle de Jane Eyre mais c’est vrai qu’au début, les similitudes sont assez troublantes^^

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  4. Il est vrai que je suis assez d’accords avec toi, nous avons souvent affaire aux mêmes types de personnages avec un rôle bien définis. J’aime lorsque les personnages sortent un peu de ses carcans et fassent ce que l’on n’attendait pas d’eux =)

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    • Aw, merci :3
      Oui, heureusement que certains auteurs savent nous surprendre ! :p Après, je pense que ces stéréotypes ne sont pas forcément mauvais, pour peu qu’ils soient bien utilisés, et pas trop forcés^^

      Aimé par 1 personne

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