La Belle et la Bête (2017)

Belle et Bête

     Pour inaugurer cette toute nouvelle rubrique du blog, je vous propose de commencer par un film récent, sortie cinématographique incontournable du moment pour tout amoureux des livres – c’est-à-dire environ 98% de la population de ce blog, avec une marge d’erreur de 2% – : la version live action de La Belle et la Bête. C’est loin d’être mon conte ou mon Disney préféré à l’origine, pourtant l’enthousiasme général à son encontre et la présence d’Emma Watson dans le rôle titre ont fini par me pousser dans les salles obscures… Sans regret.

Sortie de séance :

      Bien que m’y étant rendue avec certaine réserve au départ, j’admets avoir été totalement subjuguée par le film. Un peu sceptique en début de séance, j’attendais de voir ce que ça donnait et, une demi-heure d’introduction plus tard, j’étais plongée dans l’histoire et je riais, frissonnais, voire même avais la larme à l’œil – véridique ! – avec notre jeune héroïne. Le film est beau, l’adaptation réussie et les références à la french culture sont très amusantes à voir en VO.

      Pas toujours extrêmement fan des comédies musicales – celles de Tim Burton n’ont jamais fonctionné avec moi, par exemple -, je dois dire que celle-ci fonctionne très bien : on sait qu’on est dans un Disney, on s’attend à du chant et on est heureux de retrouver les chansons qui ont bercé notre enfance. Chansons qui, d’ailleurs, sont utilisées à bon escient pour ne pas ralentir l’action et dont la mise en scène émerveille autant que dans le dessin animé. Sans être extraordinaire au chant, Emma Watson remplit tout de même bien son rôle et les acteurs au doublage des personnages ensorcelés sont parfaits.

       Côté casting, je dois admettre avoir été vraiment bluffée. Outre Emma Watson dont on ne doutait pas de la performance, Luke Evans rend parfaitement l’ambivalence de Gaston, ce meneur de foules charmeur parfaitement insupportable. Kevin Kline interprète un père de Belle attachant dans sa relation avec sa fille et lui ajoute même un petit côté mutin, super touchant. Enfin, la grande révélation du film, pour moi, est Josh Gad, l’interprète de LeFou, qui pourrait presque faire le film à lui seul. Le personnage joue bien sûr le rôle du comic relief du film mais il est ici aussi bien plus que ça : personnage gris, ni totalement bon, ni totalement mauvais, confronté à des choix difficiles qui inspirent l’empathie, LeFou représente la voix de l’acolyte, celui qui d’habitude n’est là que pour faire la lumière sur les autres et s’affirme enfin, comme une « revanche des faibles » assez jouissive.

Belle Bête

     Χ Ayant été voir le film en 2D, je ne peux pas juger des effets de 3D. Je peux en revanche donner mon avis sur l’image de synthèse. Concernant les habitants du château, cette image ne m’a pas du tout déçue : les personnages prennent vie sous nos yeux avec une belle maestria qui n’a rien à envier au dessin animé. La scène où ils tombent tous inanimés, d’ailleurs, m’a pas mal bluffée ; on y sent vraiment l’étincelle de magie les quitter avec un minimum d’effets spéciaux et je trouve que c’est un vrai coup de force. Par contre, j’ai eu beaucoup de mal à adhérer à la Bête. Si son corps était réaliste, son visage m’a semblé bien en-dessous de ce qu’on est capable de faire aujourd’hui en terme d’animation, faisant paraître ses émotions très fausse. Difficile de ressentir de l’empathie pour un visage par moments plus proche du masque en plastique que du visage expressif, ce qui est franchement problématique lorsqu’il s’agit de l’un des protagonistes.

      X En dehors de cela, le film suit bien évidemment la trame du dessin animé à la lettre. On ne nous avait pas promis une revisite mais bien une version live action du Disney qu’on connaît, je n’y cois donc personnellement aucun inconvénient. Cependant, les scénaristes ont également choisi d’insérer quelques scènes additives au dessin animé. Ces scènes se centrent surtout sur le passé des personnages, sans doute pour leur apporter un peu de profondeur, et nous présente ainsi quelques éléments sur les parents de Belle et du Prince. En soi, je ne suis pas contre ces ajouts : c’était une idée intéressante qui aurait pu apporter un petit plus à l’histoire. Malheureusement, dans les faits, ces ajouts sont assez maladroits puisqu’ils n’apportent pas grand chose à la psychologie des personnages. Ces scènes m’ont plutôt donné envie de dire « Ok… Et alors ? », si vous voyez ce que je veux dire. Elles sont cohérentes dans l’histoire, oui, mais n’ont pas de réelle utilité ni dans la caractérisation des personnages, ni dans l’empathie qu’on a pour eux puisque celles-ci étaient déjà très bien établies sans elles. Beaucoup d’efforts pour peu de résultats.

Clap (4)

      En bref :  Allez voir La Belle et la Bête. Je ne m’étais, jusqu’alors, jamais laissée séduite par l’attrait des salles obscures pour une adaptation live action Disney, ce film fut mon premier et je ne le regrette en rien. Il n’apporte aucune grande innovation à l’histoire, ce n’est pas son rôle, mais il nous la fait vivre plus intensément que jamais et c’est tout ce qu’on lui demande.

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9 commentaires sur “La Belle et la Bête (2017)

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