Everything, Everything (2017)

Everything, Everything 1

      Peu adepte de romances en littérature, je n’avais pas lu le roman de Nicola Young avant d’aller voir le film Everything, Everything. Je ne savais donc pas à quoi m’attendre mais, beaucoup plus tolérante aux romances au cinéma lorsqu’elles sont bien faites, j’étais prête à me laisser agréablement surprendre. Le thème de la maladie qui nous présente Maddy, jeune fille immunodéficiente qui vit cloitrée chez elle depuis 18 ans, m’a donc beaucoup fait penser à Nos Étoiles contraires au commencement mais j’ai vite été rassurée sur la différence de traitement de sa rencontre avec Olly, le charmant fils des voisins.

        Sortie de séance :

     Sans surprise, j’ai pleuré pendant ce film. Je suis l’une des personnes les plus lacrymalement sensibles au monde devant un film. S’il sait m’attraper et qu’il veut me faire pleurer, rien à dire, il y arrivera. Et Everything, Everything sait terriblement bien nous attraper par un début de narration à la première personne, à la fois doux et touchant, qui suscite l’empathie immédiate pour Maddy.

       X Le reproche immédiat qui m’est venu en tête, en revanche, c’est la comparaison avec Nos Étoiles contraires. Si je n’avais pas été si fan que ça du film, j’avais adoré le livre et, sans même parler de supports, les histoires sont toutes deux des romances adolescentes sur fond de maladies. Or, l’histoire de John Green me paraît d’autant plus forte émotionnellement qu’on sait que c’est l’amour d’une vie, contrairement à celle de Nicola Young qui apparaît comme une simple amourette d’ados.

Everything, Everything 2

       Ceci dit, les deux histoires mettent en scène des personnages très différents et tout aussi attachants. En effet, Everything, Everything arrive à saisir cette candeur et cette maladresse typique du premier amour, celui où on découvre tout de ces sentiments aussi forts qu’effrayants et avec lequel on sait qu’on passera notre vie, que l’avenir nous donne raison ou non.

       De même, le film prend un virage à 190° à la révélation du gros rebondissement de l’histoire. Peut-être suis-je naïve, mais je ne l’avais pas vu venir une seule seconde. Il m’a donc totalement déstabilisée sur le moment ; on s’y fait pourtant assez vite et on redéfinit dès lors tous les enjeux du film. L’amour reste un thème central mais plus tant l’amour érotique que l’amour filial et ce qu’il peut apporter comme ce qu’il peut prendre.

      X Les personnages évoluant autour de nos deux amoureux, enfin, sont très bien peignés. La relation d’Olly avec sa sœur comme celle de Maddy avec sa mère ou son infirmière parviennent vraiment à inscrire le film dans des tranches de vie très réalistes. Je regrette néanmoins que ces personnages soient aussi survolés. Je comprends le besoin de mettre l’accent sur la romance dans un film de 2h à peine et j’ignore s’il en va de même dans le livre mais ces personnages vraiment intéressants auraient mérité plus d’attention.

Clap (4)

        En bref : Ce film ne révolutionnera ni votre vie, ni l’industrie du cinéma. En revanche, si vous recherchez une belle romance qui saura vous faire revivre toute l’innocence de votre premier amour tout en instillant une petite pointe de réflexion, vous devriez pouvoir y trouver votre bonheur, tout comme moi.

Publicités

11 commentaires sur “Everything, Everything (2017)

    • Je fais au mieux pour ne jamais spoiler mais je te comprends : j’aime souvent mieux en savoir le moins possible sur un film avant d’aller le voir, histoire de garder mon horizon d’attente le plus large possible !

      J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s